Le texte souligne le "décalage persistant entre l’importance stratégique du sujet et sa place dans le débat public. La rénovation demeure abordée sous un angle technique, sectoriel et fragmenté, alors même qu’elle engage des choix structurants pour la société. En liant atténuation et adaptation, cette dernière étant encore perçue comme un renoncement du premier, les auteurs défendent une approche plus opérationnelle. L’adaptation permet de traiter des enjeux immédiats et sensibles : confort d’été, santé, la continuité d’usage. La rénovation devient alors un outil de protection des populations et de préservation de la valeur des bâtiments, avec des effets visibles à court terme".
Privilégiant l'analyse des situations réelles plutôt que les postures de principe, la note identifie plusieurs pistes pour accélérer le passage à l'échelle : "considérer une approche à l’échelle du parc, appuyée sur des outils de connaissance et de priorisation. Le développement de cartographies multicritères, intégrant performance énergétique, vulnérabilité climatique, caractéristiques socio-économiques et potentiel d’action, apparaît comme un levier pour orienter les décisions publiques et privées".
Elle met en avant l'enjeu du récit : "La rénovation ne pourra changer d’échelle que si elle s’inscrit dans une vision partagée, articulant enjeux climatiques, sociaux et économiques. Il s’agit de passer d’une logique d’obligation technique à un projet de transformation du cadre de vie, capable de mobiliser l’ensemble des acteurs."
Cette publication est soumise à concertation jusqu'au 22 juin.