3,9 millions de ces logements sont des résidences principales dont la majorité sont habités par leurs propriétaires. Au sein du parc locatif privé, ils sont 1,1 million, soit 13,8 % des habitations. 453 000 étaient encore classés G malgré l'interdiction de les louer.
Le service des données et études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique estime que le changement de seuils de calcul du DPE pour les petites surfaces, annoncé en février 2024, a eu pour effet de sortir de la catégorie de passoire énergétique 160 000 appartements, soit 38 % de la baisse des passoires énergétiques estimée au cours de l'année parmi les résidences principales. La nouvelle modification du DPE, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2026 et qui concerne le coefficient de conversion de l'électricité, devrait en sortir 700 000 autres.
"Les passoires énergétiques du parc locatif privé appartiennent à des propriétaires plutôt âgés et aux revenus modestes", constate l'étude : 17,7 % sont en effet détenus par des propriétaires de plus de 80 ans.
Au-delà de la modification du DPE, "l'interprétation de l'évolution à la baisse du nombre de passoires énergétiques reste délicate", nuance le SDES, car elle "peut refléter une amélioration réelle de la performance énergétique du parc (...), mais aussi d'éventuels effets de comportement tant des diagnostiqueurs que des propriétaires"