Bruno Poilpré, président du Gite-FFB et Julien Parc, responsable des activités études et prospectives chez Pouget Consultants lors de la présentation des premiers résultats de l'étude sur Batimat. Bruno Poilpré, président du Gite-FFB et Julien Parc, responsable des activités études et prospectives chez Pouget Consultants lors de la présentation des premiers résultats de l'étude sur Batimat.
Pour mieux connaître les atouts et les limites de l'ITE, le bureau d'études Pouget Consultants a analysé une cinquantaine de publications françaises et internationales pour le compte du Groupement isolation thermique par l'extérieure (GITE-FFB). Le type de bâtiment étudié était une maison individuelle. Les premiers résultats ont été rendus publics sur Batimat le 29 septembre dernier.

"Nous avons identifié dix thématiques, précise Julien Parc, responsable des activités études et prospectives du bureau d'études, parmi lesquelles la performance énergétique bien sûr, mais aussi la résilience, le confort d'été, le confort ressenti, le bilan carbone ou encore le coût."

Des conclusions n'ont pas encore été rendues pour toutes mais un premier enseignement fort ressort : une ITE sur maison individuelle peut faire baisser de 2/3 les besoins de chauffage. "C'est colossal", réagit Bruno Poilpré, président du Gite-FFB. Mais sous conditions de traitement des ponts thermiques (ponctuels et surfaciques) et d'usage constant avant et après travaux. Alors, "l'ITE peut être, en plus, considérée comme un bouclier contre l'augmentation du prix de l'énergie", ajoute Bruno Poilpré qui rappelle l'importance de traiter l'enveloppe avant d'envisager l'électrification du système de chauffage. "C'est du bon sens technique !"

Côté confort d'été, "l'ITE a pu être accusée de créer des bouilloires thermiques en période de canicule, rappelle Julien Parc. Ce n'est pas le cas si elle est associée à des protections solaires sur les surfaces vitrées et de la ventilation nocturne pour permettre la décharge thermique. Elle joue alors un rôle bénéfique". La ventilation est également un point clé dès qu'il s'agit de qualité de l'air intérieur et de santé.

Quant au temps de retour carbone, il serait d'un an en cas de chauffage au gaz et de 10 ans à l'électricité, grâce aux à la baisse des besoins.

Des résultats plus complets et plus précis seront publiés dans quelques mois. À suivre donc.